Une centrale solaire d'un gigawatt dans l'espace en 203008/09/2009
D'un coût estimé à 21 milliards de dollars, ce projet est financé par un consortium de recherche composé de 15 pays. La semaine dernière, Mitsubishi Heavy Industries, et une société de design "IHI" ont gagné un appel d'offres lancé cet été par le gouvernement japonais afin de concevoir un système certes futuriste mais réaliste. En 2015, le gouvernement japonais espère tester un petit satellite pourvu de panneaux solaires dont les faisceaux alimenteront la Terre en énergie. Il reste cependant un certain nombre d'obstacles à franchir comme par exemple le transport des panneaux solaires dans l'espace jugé trop coûteux pour le moment ou encore les éventuels dommages causés par des micro météorites et autres débris potentiels. A terme, le coût du kilowatt-heure (kWh) pourrait avoisiner les 8 yens, soit 0,06 euro. Le Japon n'est pas le seul pays à entrer dans la course à l'énergie spatiale. Solaren, Pacific Gas et Electric utility travaillent également sur un projet similaire visant à fournir 200 mégawatts d'énergie à partir de 2015 et sur une période de 15 ans. Le solaire spatial : la "source ultime d'énergie propre"
Alors que les Etats -Unis dépensent plusieurs centaine de milliards de dollars chaque année en pétrole, aucune solution aternative ne lui paraît offrir d'alternative idéale aux problèmes énergétiques actuels. Aucune, sauf le solaire, estime Ben Nova. A condition d'aller chercher le soleil là où il brille en permanence : dans l'espace. "Placez les cellules solaires dans l'espace, en orbite haute, où il y a du soleil tout le temps", explique-t-il au futur Président américain. "L'idée est simple : vous construisez de grands ensembles de panneaux solaires dans l'espace, où ils convertissent la lumière du soleil en électricité et l'envoient vers des stations de réception au sol". L'idée n'est pas nouvelle, le concept d'Energie solaire par Satellite (Solar Power Satellite, SPS) a été inventé en 1968 par l'ingénieur en aérospatial Peter Glaser. Selon Ben Bova, un seul de ces système pourrait fournir 10 GW de puissance, sans interruption. Soit le double de la capacité de production d'un Etat comme la Californie. Selon les estimations les moins favorables, le kWh coûterait 6 ou 7 centimes d'euros, expose-t-il. Un prix comparable à celui des centrales conventionnelles pour une source d'énergie totalement propre. "Construire [une centrale] dans l'espace serait un défi, mais pas insurmontable : nous avons déjà su construire la Station Spatiale Internationale" (ISS). Et la technologie nécessaire "est à portée de main", écrit Bova. En 2007, l'office américain de Sécurité spatiale a réalisé une étude sur le sujet, estimant que cette solution serait réalisable dans un avenir proche. Reste à transmettre l'énergie sur Terre. Bova retient la solution des micro-ondes, qui, selon lui, permettrait d'envoyer vers la terre ferme l'électricité sans risque. Les faisceaux de micro-ondes seraient suffisamment diffus pour ne pas représenter de danger. "Je crois que vous devriez en faire l'objectif principal de la NASA et réaliser un modèle de démonstration de SPS", d'une puissance suffisamment impressionante pour attirer les investisseurs privés, conclut Ben Bova. Il reste encore quelques semaines aux candidats à la Maison Blanche pour revoir leur programme énergétique... Ben Bova est président émérite de la National Space Society et l'auteur de près de 120 livres et documents de science-fiction, dont Powersat, un roman sur la construction du premier satellite à énergie solaire. L'Office national de sécurité spatiale (NSSO) avait lancé une étude en avril dernier, afin d'évaluer le potentiel de l'exploitation de l'énergie solaire à partir de l'espace. Une perspective qui pourrait se révéler économiquement viable entre 2017 et 2020. Le rapport démontre en effet que la transmission de l'énergie par micro-onde ou rayons laser pourrait permettre d'approvisionner en énergie les lieux isolés, là où importer de l'électricité par voie terrestre ou la produire sur place coûte très cher. L'étude privilégie la solution d'une transmission par micro-ondes, moins sensible aux variations atmosphériques que le laser. Les panneaux solaires placés en orbite captent un rayonnement 4 fois plus puissant que sur Terre. Il faudrait néanmoins une surface de 2,4 km² pour générer 1 gigawatt en continu. L'armée américaine est particulièrement intéressée par un système qui permettrait d'alimenter ses troupes directement sur le terrain. Mais alors que le Pentagone parle en dizaines d'années, certaines sociétés privées se disent d'ores et déjà prêtes à relever le défi d'une commercialisation. L'une d'elles, Space Island Group, prétend lancer le premier prototype dans 18 mois. Elle affirme avoir quasiment finalisé son financement, pour un montant de 200 millions d'euros. "Le satellite délivrera entre 10 et 25 mégawatts", avance Meyers, dirigeant de Space Island Group. La compagnie prédit qu'elle sera dès lors capable de fournir le marché britannique en électricité à des prix compétitifs dès 2012.
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